Pourquoi cette chanson ?
On réserve souvent la gloire aux grands de ce monde, à ceux que l’on applaudit, que l’on écoute et que l’on voit partout. Mais il existe une autre grandeur. Celle qui ne fait pas de bruit.
« Mon Gloria », je l’ai écrit pour ceux-là. Pour les mains usées, les cœurs abîmés, les enfants que l’on oublie, les femmes que l’on blesse, les vieux qui attendent une présence et tous ceux qui continuent à avancer sans que personne ne les applaudisse.
Parfois, rendre un peu de dignité à quelqu’un commence simplement par deux mots : « Je te vois. »
Paroles
Dans ce monde
qui court sans regarder…
il reste parfois
une lumière fragile
dans les yeux des oubliés.
Gloire…
pas pour les rois,
pas pour les puissants,
pas pour ceux qu’on applaudit
quand les lumières s’allument.
Gloire…
pour les mains usées,
pour les silences qu’on traîne,
pour ceux qui restent debout
malgré le poids des nuits.
Gloire…
à ceux qu’on oublie…
Gloire…
Gloire…
Gloire…
à ceux qui tiennent encore debout…
Debout…
encore debout…
Dans ce monde
où les cœurs se frôlent
sans vraiment se parler,
il reste parfois
un peu d’humanité
dans une main tendue.
Gloire…
pour les enfants qu’on oublie,
pour les femmes qu’on abîme,
pour les vieux qui attendent encore
une voix familière
dans la cuisine.
Gloire…
à ceux qu’on oublie…
Gloire…
Gloire…
Gloire…
aux cœurs abîmés…
Aux cœurs abîmés…
Gloire…
à ceux qui tiennent encore debout…
Et si demain
tout devient plus froid…
s’il ne reste presque rien
dans les regards…
qu’il reste au moins
une voix pour dire :
« Je te vois… »
Je te vois…
Et tu comptes encore…
Gloire…
Gloire…
Gloire…
