Pourquoi cette chanson ?
J’ai écrit « Je vous aime, mes fils » en pensant à mes deux garçons et à toutes ces années qui ont passé beaucoup trop vite.
Quand on est père, on veut assurer. Alors on travaille. On travaille encore. On pense à la maison, aux factures, à l’avenir des enfants, à tout ce qu’il faut faire pour qu’ils ne manquent de rien. On croit que c’est aussi une façon de leur dire qu’on les aime. Et ça l’est, certainement.
Mais un jour, on se retourne. Les petits garçons sont devenus des hommes, ils ont pris leur chemin, et on se demande si, au milieu de tout ce travail et de cette course après le temps, on leur a suffisamment dit les mots les plus simples.
Je ne sais pas si je leur ai assez dit « je vous aime ». Peut-être que, comme beaucoup de pères de ma génération, j’ai davantage essayé de le montrer que de le dire.
Alors cette chanson est là pour rattraper un peu tous ces mots restés en chemin.
Je vous aime, mes fils. Plus que je ne vous l’ai peut-être jamais dit.
Paroles
Je regarde mes mains trembler
Elles ont vieilli sans bruit
Elles vous ont longtemps portés
Avant de vous laisser partir
Elles ont retenu vos chutes
Essuyé vos premiers pleurs
Elles ont caché mes doutes
Derrière un peu de pudeur
Je n’ai pas toujours su vous dire
Ce que mon cœur savait
Les mots me semblaient fragiles
Alors je me taisais
Je vous aime, mes fils
Plus que je ne le dis
Je vous aime, mes fils
Plus que je ne l’écris
Si mes mots restent courts
Si mes silences pèsent
Mon amour court toujours
Dans chacune de mes veines
Je vous ai vus devenir
Des hommes loin de mes bras
J’ai appris à sourire
Quand vous marchiez sans moi
Je faisais semblant d’être fort
Quand vous preniez le large
Mais un père garde au fond du corps
Une inquiétude qu’il ne partage
Je n’ai pas toujours su vous dire
Ce que j’avais au fond
Alors j’aimais sans le dire
À travers mes actions
Je vous aime, mes fils
Plus que je ne le dis
Je vous aime, mes fils
Plus que je ne l’écris
Si mes mots restent courts
Si mes silences pèsent
Mon amour court toujours
Dans chacune de mes veines
Si mes mains tremblent aujourd’hui
Ce n’est pas de faiblesse
C’est d’avoir tenu toute une vie
Ce que j’avais de plus précieux
Je vous aime, mes fils
Plus que je ne le dis
Je vous aime, mes fils
Plus que je ne l’écris
Si mes mots sont maladroits
Si ma voix hésite encore
C’est que l’amour parfois
Est plus grand que les mots qu’on ose
Je n’ai pas toujours su vous dire
Ce que mon cœur portait
Mais chaque jour de ma vie
Je vous ai aimés
C’est d’avoir tenu
Ce que j’avais de plus précieux
Vous.
